[Lutecium-group] RE : Re: RE : Re: Où en est-on sur la question di contrôle encore appellé supervision ?

Natalia Milopolsky-Costiou namicost at yahoo.fr
Mon Dec 10 18:41:38 GMT 2007


Tout à fait d'accord, Liliane, nous parlons de la même chose, car comme le dit si juste Borges - les mots sont les symboles qui impliquent les souvenirs communs, ce qui explique en partie pourquoi les "extra-terrestres" ont les moyens spécifiques d'intégration dans le métier aussi bien installé et encore mieux protégé que la psychanalyse française. Nous sommes bien d'accord sur la densité souvent impénétrable de ses frontières et surtout ses principes, n'est-ce pas, et l'on sait bien ce que Freud en pense, du principe. En tout cas - c'est un petit partage d'expérience ;))
  Amitiés,
  Natalia

liliane <liliane.fainsilber at wanadoo.fr> a écrit :
  lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
---
Oui Natalia, mais dans ces échanges avec des confrères ce qu'on ne peut pas 
forcément faire ce sont ces détours absolument nécessaires par sa propre 
situation oedipienne et névrotique forcément toujours réactualisée ou 
réveillée et quelques fois même redécouverte dans l'un de ses aspects 
jusqu'alors inaperçus. Il y a un moment où soit par pudeur, soit par simple 
fermeture de l'inconscient, ces échanges s'arrêtent et justement en ces 
points mêmes où il s'agirait d'aller y voir de beaucoup plus près. C'est 
également les limites du travail des groupes dits d'intercontrôles. Merci 
pour ces échanges d'expériences. Liliane.
----- Original Message ----- 
From: "Natalia Milopolsky-Costiou" 
To: "Liliane Fainsilber" 
; "Groupe de travail 
pour la psychanalyse lacanienne" 
Sent: Monday, December 10, 2007 6:45 PM
Subject: [Lutecium-group] RE : Re: Où en est-on sur la question di contrôle 
encore appellé supervision ?


lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
---
Je suis d'accord, il ne s'agit jamais d'un cas particulier, mais du style, 
de la méthode qui se distinguent "au four et dans la mesure" de notre 
intégration avec le fauteuil d'analyste. C'est pour cela que souvent le 
simple dialogue entre collègues dans le cadre professionnel peut se révéler 
étonnamment féconde par rapport à processus du contrôle. Mais, j'en 
conviens, mon "cas" aura toujours (et tant mieux) cette particularité du 
thérapeute venu "d'ailleurs" avec son expérience et ses méthodes, 
difficilement "contrôlables" mais absolument ouverts aux libres échanges...


Liliane Fainsilber 
a écrit :
lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
---
Oui, Jacques,
je reprends un peu le contenu de votre message, car je ne pourrais mieux en
effet décrire la façon dont je pratiquais également le contrôle ( je garde
cette équivoque de la pratique, puisqu'elle peut servir aussi bien pour
l'analyste contrôlé que pour l'analyste contrôleur ) :
" je parlais de ce qui me venait ça pouvait être un cas qui nous occupait
toute la séance, ou plusieurs séances, avec des échappées associatives sur
d'autres cas qui n'avaient sans doute pas la même pregnance, mais qui
soulevaient des questions théoriques, ou de pratique, analogues - ou pas,
d'ailleurs -... "

Il me semble en effet qu'il n'y a pas de différence entre l'analyse et
l'analyse dite de contrôle quant à ce qui est sa méthode d'approche de
l'inconscient, celle de l'association dite libre. Or cette dite association
devant être respectée on ne voit pas comment on lui mettrait des barrières,
ce serait le meilleur moyen de réduire à néant ce travail d'approche.

D'autre part, il me semble - et là je réponds aussi à Violaine, le fait de
parler d'un seul de ses analysants risque de le transformer en objet
d'étude, pour ne pas dire d'expérimentation. Or ce qui est en question dans
ses dites analyses de contrôle, c'est le travail de l'analyste lui-même par
rapport à l'analysant, par rapport à ce que lui vous raconte. En associant
sur d'autres, en faisant des détours par sa propre analyse, et sa propre
histoire, on ne travaille que par ricochet pour lui. Il y a des études de
Reik dans son merveilleux bouquin "Ecouter avec la troisième oreille" où il
décrit comment, en plusieurs temps, l'analyste prépare le moment de son
interprétation. Le contrôle c'est cela, aider l'analyste à
préparer son interprétation, en repérant comment il est touché au vif, je
dirais en plein coeur de sa névrose, par ce que lui raconte l'analysant.

Il y a un autre point que je voudrais aussi souligner, c'est le fait que par
la force des choses plus que par choix, après la mort de Lacan, j'avais
repris par épisodes de temps en temps, des contrôles avec d'autres
analystes, et cela aussi a été très enrichissant pour moi, de voir comment
chaque analyste travaillait à sa façon, en fonction de sa névrose et la
façon dont elle venait se téléscoper avec la mienne, en fonction de son sexe
et encore plus, et c'est là que c'était quand même le plus difficile, voire
le plus dangereux, en fonction de ses rapports avec Lacan.
En tout cas, il y a une chose que j'ai très rapidement apprise, c'est qu'il
faut toujours garder sa propre jugeotte, par rapport au travail qu'on
réussit à faire avec les analysants, car c'est une question de tact et de
l'extérieur il bien difficile de pouvoir être à même d'en juger.

J'espère que vous allez tout à fait bien maintenant. Amicalement. Liliane.

----- Original Message ----- 
From: "Jacques Ponzio"
To: "Liliane Fainsilber"
; "Groupe de travail
pour la psychanalyse lacanienne"
Sent: Friday, December 07, 2007 9:53 AM
Subject: Re: [Lutecium-group] Où en est-on sur la question di contrôle
encore appellé supervision ?


chère Liliane

Après avoir mis un terme à mes séances tri hebdomadaires sur plusieurs
lustres avec mon analyste (notez que je ne parle pas de "fin" de mon
analyse), j'en ai rencontré un à qui j'ai demandé une supervision. J'ai
fait simple, nous sommes quasiment voisins

je suis allé le voir pendant 10 ans à raison d'une séance de 3/4
d'heure tous les 15 jours
je parlais de ce qui me venait
ça pouvait être un cas qui nous occupait toute la séance, ou plusieurs
séances, avec des échappées associatives sur d'autres cas qui n'avaient
sans doute pas la même pregnance, mais qui soulevaient des questions
théoriques, ou de pratique, analogues - ou pas, d'ailleurs -

il a toujours accueilli ce que je disais, face à face, avec le sérieux
qui s'imposait, parfois réagissant sur des points qui m'avaient
complètement échappés.

voilà quelques années, des ennuis de santé ont commencé pour moi (j'ai
61 ans) et nos rapports se sont peu à peu modifiés, à mesure aussi que
je recevais des analysants en supervision, au cabinet ainsi qu'en
pratique institutionnelle.

nous sommes devenus amis, et naturellement, ce travail que nous
faisions s'est interrompu de lui-même, après toutefois une période
d'une année environ, assez intéressante sur le plan fictionnel puisque
nous pouvions dîner ensemble, nous tutoyant, et nous voir en séance,
nous vouvoyant.

À l'occasion d'ennuis plus graves (opération à coeur ouvert.) nous
avons mis fin d'un commun accord à cette fiction résiduelle, et
continuons à travailler ensemble au sein d'un groupe de travail.

une tranche de vie.

amicalement
jp
Le 7 déc. 2007, à 09:20, Liliane Fainsilber a écrit :

> lutecium-group: Document interne au Groupe de Travail Lutecium.
> Ne doit pas etre diffuse hors du groupe.
> ---
> Bonjour à tous,
> il y a une question qui me tracasse depuis quelques jours, je me suis
> demandée ce qu'il en était actuellemnt de la question du contrôle encore
> appellé supervision. Je serais curieuse de savoir comment il se pratique
> de nos jours, pour les analystes. De mon temps, ces contrôles duraient des
> années presque au tant que l'analyse elle-même. Quels sont leur fréquence.
> Change-t-on d'analyste enfin plein de questions de cet ordre et notamment
> celle qui me parait peut-être la plus importante, parle-t-on au cours de
> ces contrôles, d'un seul de ses analysants ou bien de son travail
> d'analyste si on peut dire à la petite semaine ?
>
> Qui est-ce qui aurait envie de répondre un peu et surtout d'échanger des
> idées autour de ces questions. Amicalement. Liliane Fainsilber
>
> Le goût de la psychanalyse :
> http://pagesperso-orange.fr/liliane.fainsilber/
>
>



_______________________________________________
A question? click Help-Me at lutecium.org
Lutecium-group mailing list
Lutecium-group at lutecium.org
http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group



Natalia Milopolsky-Costiou
6, rue de Savoie, 75006 Paris
01 44 41 01 43
06 80 10 41 99

---------------------------------
GRATUIT : anti-virus et stockage illimité avec Yahoo! Mail. Libérez votre 
mail !
_______________________________________________
A question? click Help-Me at lutecium.org
Lutecium-group mailing list
Lutecium-group at lutecium.org
http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group
---------------------------------------------------------------------------------------
Orange vous informe que cet e-mail a ete controle par l'anti-virus mail.
Aucun virus connu a ce jour par nos services n'a ete detecte.



_______________________________________________
A question? click Help-Me at lutecium.org
Lutecium-group mailing list
Lutecium-group at lutecium.org
http://cerium.lutecium.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lutecium-group



Natalia Milopolsky-Costiou
6, rue de Savoie, 75006 Paris
01 44 41 01 43
06 80 10 41 99
             
---------------------------------
 Ne gardez plus qu'une seule adresse mail ! Copiez vos mails vers Yahoo! Mail 


More information about the Lutecium-group mailing list